Les Français et les Médecines Complémentaires & Alternatives - Synthèse de recheches d'études et de thèses

Publié le 3 avril 2025 à 19:07

Appuyées par plusieurs études et thèses scientifiques officiellement publiées, "les médecines complémentaires et alternatives (MCA), dites médecines douces, sont très largement pratiquées et reconnues par les personnes consultants ces praticiens. Voici pour vous quelques recherches que j'ai menées et que je vous partage :

 

> "les médecines douces sont très largement perçues comme utiles (87%) en tant que pratiques complémentaires à
la médecine traditionnelle (88%), et notamment efficaces pour lutter contre les petits maux (91%). Elles sont par ailleurs
considérées comme amenées à se développer de plus en plus (86%)." (1)

> Selon les pratiques utilisées, plus d'un français sur 2 fait appel aux praticiens en santé naturelles :

"Plus de 7 Français sur 10 (71%) déclarent avoir déjà testé au moins dans leur vie une pratique de médecine douce. Dans le
détail, près de la moitié d’entre eux disent avoir déjà consulté un ostéopathe (49%), entre un tiers et un quart un homéopathe
(33%), un acupuncteur (28%) ou un psychologue (26%), les autres disciplines ayant été déjà expérimenté par une part plus faible de la population. Notons que les femmes ont davantage expérimenté la plupart de ces disciplines, et les plus âgés sont plus familiers que la moyenne avec l’homéopathie et l’acupuncture". (1)

> "Dans la plupart des cas, les Français ayant recours aux médecines douces déclarent le faire en complément de
pratiques plus traditionnelles :
"C’est le cas pour 54% de ceux qui ont déjà expérimenté au moins un type de médecine douce (parmi eux, 35% l’ayant fait pour un gain en termes de bien-être et 34% pour soigner une pathologie)." (1)

 

> Les médecines alternatives gagnent du terrain en France ! (2)

"Selon l'Organisation mondiale de la santé, 71 % des Français ont déjà eu recours à des pratiques de soins non conventionnelles. Et d'après une autre étude récente sur le sujet, environ un Français sur cinq préfère ces pratiques alternatives à la médecine conventionnelle." (2)

 

> 44 approches ont été répertoriées (cf. fiches explicatives et synthétiques) pour aider les personnels/professionnels de santé ainsi que les patients dans une approche non médicamenteuses visant à soulager la douleur chronique :

"Éclairer et partager sur les approches non médicamenteuses visant à soulager la douleur chronique : conception d’une offre éducative à destination des patients et des professionnels de santé" (3)

 

> "Au total, 82 études ont été retenues incluant quasiment 30 000 patients. La fréquence moyenne du recours aux médecines complémentaires chez les patients atteints de cancer est de 60%. (...)

Le bien-être physique et psychique ainsi que l’amélioration de la qualité de vie sont au centre de l’attention de ces patients. Toutes les études rapportent un taux de satisfaction à plus de 50% concernant les effets obtenus avec les médecines complémentaires. Une étude réalisée sur le ressenti des médecins montre qu’ils ne seraient pas contre le recours aux MCA dans le cadre de la prise en charge des patients atteints de cancer et que les oncologues y seraient plutôt favorables."

"Il ressort de ce travail que, s’ils ne sont pas initiés par les patients, les échanges au sujet des MCA doivent être à l’initiative des médecins. (...) Enfin, développer la recherche des médecines complémentaires au moyen d’études fiables constitue une étape capitale pour soutenir leur utilisation"

"La médecine n’est pas une science exacte, elle est fondée sur les connaissances qui évoluent régulièrement mais aussi sur l’expérience acquise et la relation médecin-patient. En tant que garant de la médecine, pourquoi ne pas évoluer avec elle, en gardant toujours comme objectif principal le bien être du patient ?" (4)

 

> Plusieurs propositions sont faites à l'issue de ces travaux par ces futurs médecins (4) (5) :

- La formation des médecins généralistes,
- L’élaboration de recommandations officielles,
- Une consultation dédiée, d’une durée plus importante, comme la consultation d’annonce,
- L’intégration des MCA dans les structures de soin,
- La diffusion de brochures d’information destinées aux patients,
- Une extension aux protocoles de chimiothérapie

 

"La majorité des patients et l’ensemble des professionnels de santé interrogés sont favorables à l’intégration des médecines complémentaires dans les centres de cancérologie" (5)

"Une médecine dite « intégrative » combinant les traitements conventionnels et les médecines complémentaires commence à voir le jour afin d’accompagner au mieux les patients dans leur parcours de santé. Le lien ville-hôpital est nécessaire pour avoir une prise en charge globale de ses patients afin de mieux les accompagner dans ce parcours." (6)

 

> Il est appréciable de voir la volonté de la nouvelle génération de médecin apporter autant attention aux MCA et la conclusion de cette dernière étude (2023) est claire et plein d'espoir :

" Parmi les personnes interrogées, 79% ont eu recours à au moins un type de MAC au cours des 12 derniers mois, 56% à une visite chez un prestataire de soins, 64% à un produit de MAC et 25% à une pratique autonome de santé." (7)

"Les pathologies chroniques avec les douleurs ostéo articulaires, les troubles anxio-dépressifs, les troubles neurologiques sont les motifs de consultations les plus fréquents." (7)

"Bien qu’une partie des patients recherchent dans les MAC une alternative à la médecine conventionnelle à la suite d’un échec ou d’une insatisfaction de celle-ci, la majorité d’entre eux l’utilise plutôt en complément. Ce recours aux MAC est aussi une manière pour les patients d’augmenter leur autonomie en reprenant un rôle actif dans la gestion de leur santé ou bien de bénéficier d’une approche thérapeutique plus globale. Qu’elle que soit cette utilisation, les patients en sont globalement satisfaits." (7)

"Malgré de potentielles discordances dans la vision de la santé et l’existence d’un clivage entre médecine conventionnelle et MAC dans nos représentations, plusieurs personnes œuvrant pour le bien être du même patient seront plus efficaces si elles communiquent. Ainsi, la communication entre les différents acteurs, professionnels de santé, thérapeutes alternatifs et patients, gagnerait à être développée. Celle-ci pourrait être la clé permettant d’une part d’écarter les risques de dérive, et d’autre part d’offrir au patient un accompagnement plus qualitatif, associant les atouts d’une médecine conventionnelle et d’une médecine alternative et complémentaire". (7)

 

(1) Etude Harris Interactive - Observatoire des parcours de soins des Français : Thème 3 : Les Français et les médecines douces (Nov. 2019)

(2) Etude Statista (14 févr. 2024)

(3) Thèse soutenue et présentée par Julie AMIEL pour l'obtention du diplôme d'État de docteur en pharmacie (Déc. 2015)

(4) Thèse soutenue et présentée par Ana¨s DECHARTE pour l'obtention du diplôme d'État de docteur en médecine (Nov. 2019)

(5) Thèse soutenue et présentée par Corinne MORANDINI pour l'obtention du doctorat en médecine (2010)

(6) Thèse soutenue et présentée par GRAY Mylène pour l'obtention du diplôme d'État de docteur en pharmacie (2023)

(7) Thèse soutenue et présentée par Samuel BERGEL l'obtention du diplôme d'État de docteur en médecine (2023)

"Évaluation du recours aux médecines alternatives et complémentaires en médecine générale dans le département du Lot et Garonne"

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